Jeudi 15 octobre 2009
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Le projet de loi pénitentiaire présenté a l’Assemblée nationale le 14 septembre dernier prévoit d’élargir le champ d’application de la mesure de surveillance
électronique. Cette mesure d’aménagement de peine ou de sûreté, originaire des Etats-Unis où elle existe depuis 1983, arrive pour la première fois en Europe chez nos voisins d’outre-manche en 1989.
Elle est ensuite testée dans 4 maisons d’arrêt françaises en 1997. La mesure arrive en France en 2005 avec pour but la lutte contre la récidive et le soutien à la réinsertion.
Mais, sachant qu’un détenu équipé de surveillance électronique coûte 30 euros contre 60 euros, il faut se poser la question des réelles motivations de la mesure quant aux problèmes qu’elle pose
:
En dehors de l’esthétique de l’objet, le bracelet électronique pose des soucis de cohérence. Prenons l’exemple de JP Plathey qui, pour le site Rue89, décrit sa vie avec le système.
Equipé après sa sortie de prison, JP a accès à une zone de 2 kilomètres autour de chez lui pendant une certaine plage horaires. Ce rayon n’est pas suffisant pour qu’il ait accès au pôle emploi le
plus proche et, par ailleurs, les horaires sont trop contraignants pour être admis par un employeur. Plus grave encore que l’impossibilité de se réinsérer, JP reçoit des messages du centre de
surveillance en pleine nuit, en cause, les déficiences du système.
En outre, le système a montré qu’il est un véritable malaise pour les gens qui en sont équipés et certains, suite à un repas arrosé ou à une dispute avec leur compagnon, ont coupés le bracelet.
D’autres problèmes remettent en cause, dans l’actualité, le système avec notamment une personne qui a réussi à s’enfuir en août dernier, profitant d’une panne téléphonique ne permettant plus le
pistage par GPS.
Pour finir sur une pointe d’humour jaune sur ce système, un individu équipé du bracelet, a été incarcéré cet été suite à un disfonctionnement dû à une freebox. Résultat : deux ans
d’emprisonnement.
Par ps wattignies
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